
Avocat CNIL à Paris : contrôles, mises en demeure et sanctions
Vous avez reçu un questionnaire, une décision de contrôle, une mise en demeure ou un rapport du rapporteur ? Le contenu de votre première réponse peut peser sur toute la suite de la procédure.
Nos avocats vous accompagnent pour cerner le périmètre des vérifications, reconstituer les faits, réunir les preuves utiles, corriger les éventuels manquements et contester les griefs lorsque les faits ou le droit le justifient.
Implanté à Paris, le Cabinet Bouchara & Avocats intervient auprès des entreprises, directions juridiques, DPO, plateformes, éditeurs de logiciels, agences et e-commerçants confrontés à une réclamation ou à une procédure de la CNIL.
Vous souhaitez faire examiner un courrier ou une décision de la CNIL ? Contactez notre équipe.
Vous venez de recevoir un courrier de la CNIL : que faut-il faire ?
Dès la réception du courrier, le Cabinet vous aide à comprendre la portée de la procédure, à évaluer les risques et à organiser les premières actions. Cette prise en charge permet de centraliser les échanges, d’éviter les réponses contradictoires et de conserver le temps nécessaire pour préparer la défense de l’entreprise.
Nos avocats vous accompagnent pour :
- qualifier la demande, son périmètre, les délais et les entités concernées ;
- coordonner la direction juridique, le DPO, le RSSI et les équipes opérationnelles ;
- préserver les documents, échanges et éléments techniques utiles ;
- identifier les mesures urgentes et préparer les points à expliquer ou à contester.
Lorsqu’une correction intervient pendant la procédure, nous veillons à en documenter la date, la portée et l’effectivité, tout en conservant les éléments permettant de retracer la situation antérieure.
Notre accompagnement face aux procédures de la CNIL
Contrôles sur place, sur pièces, en ligne ou sur convocation
La CNIL peut combiner plusieurs modalités de contrôle dans un même dossier. Une vérification en ligne peut, par exemple, être suivie d’un questionnaire ou d’un contrôle sur place (Loi Informatique et Libertés, art. 19 ; RGPD, art. 58).
Le Cabinet intervient pour :
- analyser la décision de contrôle et les pouvoirs exercés par les agents ;
- déterminer les traitements, outils, entités et prestataires compris dans le périmètre ;
- préparer les représentants de l’entreprise et les personnes susceptibles d’être interrogées ;
- coordonner la collecte des contrats, registres, politiques, extractions et éléments techniques ;
- assister l’entreprise pendant un contrôle sur place ou une audition ;
- analyser le procès-verbal établi à l’issue d’un contrôle sur place, en ligne ou sur audition et formuler, si nécessaire, des observations ;
- préparer les réponses et pièces complémentaires demandées après le contrôle.
Lors d’un contrôle en ligne, nous confrontons les constatations de la CNIL au fonctionnement effectif du site, de l’application ou de la plateforme : traceurs, formulaires, parcours de consentement, interfaces, comptes utilisateurs ou traitements visibles à distance.
Réponse aux demandes d’information consécutives à une plainte
Une réclamation adressée par un client, un salarié, un prospect ou un utilisateur peut conduire la CNIL à interroger l’entreprise sur le traitement de sa demande et, plus largement, sur ses pratiques (Loi Informatique et Libertés, art. 8, I, 2°, d).
Nous reconstituons la chronologie des échanges, les recherches réellement effectuées et les systèmes concernés. La réponse est structurée autour de trois éléments : les faits vérifiés, leur analyse juridique et les justificatifs disponibles.
Cette méthode permet notamment de détecter une réponse restée dans un outil, une recherche limitée à une seule base, une mauvaise identification du responsable de traitement ou une divergence entre la procédure interne et la pratique.
Réponse à une mise en demeure de la CNIL
Une mise en demeure énumère les manquements retenus et les mesures attendues dans un délai déterminé. Elle ne constitue pas en elle-même une sanction, mais elle exige une réponse étayée.
Pour chaque grief, nous déterminons :
- les faits sur lesquels la CNIL fonde son analyse ;
- la règle invoquée et son application au traitement concerné ;
- les arguments pouvant être discutés ;
- les mesures correctives nécessaires ;
- le responsable opérationnel et l’échéance de chaque action ;
- les documents, tests ou captures permettant d’en prouver la réalisation.
La réponse ne repose donc pas uniquement sur de nouvelles politiques. Elle doit établir que les mesures annoncées fonctionnent réellement dans les outils et les processus de l’entreprise.
Défense devant la formation restreinte
Dans une procédure de sanction, nous analysons le rapport du rapporteur, les pièces du dossier et la qualification de chaque manquement.
Nous préparons les observations écrites, organisons les contributions des équipes juridiques et techniques et assistons ou représentons l’organisme devant la formation restreinte.
La défense peut porter sur la matérialité des faits, le rôle de l’entité poursuivie, la qualification juridique, le périmètre du traitement, les mesures déjà prises et la proportionnalité de la sanction proposée.
La stratégie doit également tenir compte de la gravité et de la durée des faits, du nombre de personnes concernées, de la nature des données, du niveau de coopération et des mesures prises pour limiter les conséquences du manquement (RGPD, art. 83, § 2).
Recours contre une décision de la CNIL
Les sanctions de la CNIL et les mises en demeure de son président peuvent être contestées devant le Conseil d’État (Code de justice administrative, art. R. 311-1, 4°).
Le Cabinet examine la régularité de la procédure, la matérialité des faits, leur qualification, la motivation de la décision et la proportionnalité des mesures prononcées.
Le délai de recours est en principe de deux mois à compter de la notification pour un organisme situé en France et de quatre mois pour un organisme situé à l’étranger (Code de justice administrative, art. R. 421-1 et R. 421-7).
Exemples de situations dans lesquelles nous intervenons
Des traceurs sont détectés avant le recueil du consentement
Un contrôle en ligne révèle que des cookies publicitaires sont déposés avant le recueil du consentement. Le bandeau cookies et la politique de confidentialité ne correspondent pas aux traceurs réellement présents sur le site.
Nous analysons les configurations de la CMP, le tag manager, les traceurs déclenchés, les versions antérieures du site et les interventions des éventuels prestataires. Les corrections sont datées, testées et accompagnées de preuves de leur déploiement.
Une plainte porte sur une demande de droit d’accès
La réponse envoyée à l’utilisateur ne couvre pas les données conservées dans le CRM, l’outil support, les archives ou les environnements exploités par des prestataires.
Nous reconstituons le parcours de la demande, les vérifications réalisées et les sources interrogées afin de déterminer si le désaccord porte sur le délai, le périmètre de la recherche ou les limites légales à la communication.
La CNIL interroge l’entreprise après une violation de données
Les demandes portent sur la chronologie de l’incident, les mesures de sécurité, l’évaluation du risque, la notification et les actions de confinement.
Avec le DPO, le RSSI et les prestataires concernés, nous reconstituons la chronologie de l’incident et justifions les décisions prises à partir des informations disponibles à chaque étape.
Un dispositif de surveillance des salariés est contesté
La CNIL examine un système de vidéosurveillance, de géolocalisation ou de suivi de l’activité.
Nous analysons sa finalité, sa proportionnalité, l’information des salariés, les habilitations, les durées de conservation et les consultations éventuellement requises. Nous distinguons les réglages devant être modifiés des arguments permettant de justifier le dispositif.
Équipe données personnelles et droit du numérique
Le Cabinet Bouchara & Avocats accompagne ses clients en conseil comme en contentieux dans les domaines du droit des données personnelles et du numérique.
Le Cabinet intervient également comme DPO externe auprès de responsables de traitement et de sous-traitants.
Récompenses
Le Cabinet Bouchara & Avocats est régulièrement distingué pour ses expertises en droit des données, cybersécurité et plateformes numériques.
Décideurs | Leaders League 2026 — Droit des données et cybersécurité
Cabinet Bouchara & Avocats — « Forte notoriété ».
Décideurs | Leaders League 2026 — Droit des plateformes numériques et applications
Cabinet Bouchara & Avocats — « Forte notoriété ».
Décideurs | Leaders League 2025 — Droit de la publicité & Marketing
Bouchara & Avocats — « Pratique réputée ».
Contrôles et sanctions de la CNIL : les points essentiels
La CNIL veille au respect du RGPD et de la loi Informatique et Libertés par les responsables de traitement et les sous-traitants. Ses contrôles peuvent notamment faire suite à une plainte, s’inscrire dans son programme annuel ou être décidés en raison de l’actualité d’un secteur ou d’une pratique (RGPD, art. 57 et 58 ; loi Informatique et Libertés, art. 8 et 19).
À l’issue de ses investigations, la CNIL peut clore le dossier, prononcer une mise en demeure ou engager une procédure de sanction. La formation restreinte peut notamment prononcer un rappel à l’ordre, une injonction sous astreinte, une limitation ou une interdiction de traitement, une suspension des flux de données ou une amende administrative (RGPD, art. 58, § 2 ; loi Informatique et Libertés, art. 20, IV).
La décision peut être rendue publique. Une procédure doit donc être appréciée au regard du risque juridique, mais aussi de ses conséquences sur l’activité, la réputation et les relations avec les clients et partenaires (Loi Informatique et Libertés, art. 22).
Pour les questions relatives aux audits, aux contrats, aux registres, aux analyses d’impact ou à l’organisation générale de la conformité, consultez notre expertise en RGPD et protection des données personnelles.
FAQ
La CNIL peut-elle engager une sanction sans mise en demeure préalable ?
Oui, la CNIL peut engager une procédure de sanction sans mise en demeure préalable (Loi Informatique et Libertés, art. 20, IV).
L’intervention d’un avocat suspend-elle un contrôle sur place ?
L’entreprise peut demander à être assistée par son conseil, mais le contrôle ne s’interrompt pas dans l’attente de son arrivée (Loi Informatique et Libertés, art. 19, II ; Charte des contrôles de la CNIL, p. 10). Un protocole interne permettant d’alerter immédiatement la direction, le DPO et l’avocat est donc utile.
Quelle différence entre la procédure ordinaire et la procédure simplifiée ?
La procédure simplifiée concerne les affaires ne présentant pas de difficulté particulière. Le président de la formation restreinte ou un membre désigné statue seul ; l’amende est plafonnée à 20 000 euros et la décision ne peut pas être publiée (Loi Informatique et Libertés, art. 22-1). La procédure ordinaire est collégiale, n’est pas soumise au plafond de 20 000 euros et peut donner lieu à une décision publique.
Quel est le montant maximal d’une sanction de la CNIL ?
Selon la catégorie de manquement, l’amende peut atteindre 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial, voire 20 millions d’euros ou 4 %, le montant le plus élevé étant retenu (RGPD, art. 83, § 4 à 6 ; loi Informatique et Libertés, art. 20, IV, 7°). Le montant retenu dépend cependant des circonstances précises du dossier et ne résume pas l’ensemble des risques : une injonction, une interdiction de traitement, une astreinte ou la publication de la décision peuvent avoir des effets opérationnels majeurs.
Votre entreprise fait l’objet d’une procédure de la CNIL ?
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